NFL Superbowl XLVIII : Analyse

 
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Après mes nombreux articles et le réveil des médias « généralistes », impossible de passer à côté du Superbowl. La grande finale a encore réservé son lot de surprises, et a été haute en couleurs ! Bien que le pronostic que j’avais proposé sur Vive Le Sport ait été totalement faux, je ne vais pas me priver pour vous livrer mon analyse de la dernière rencontre de l’année. Lisez_là jusqu’au bout, commentez, donnez votre avis, partagez … et restez avec nous pour des articles réguliers afin d’attendre au mieux la nouvelle saison !

Le match :

SB KearseL’opposition entre la meilleure défense et la meilleure attaque promettait beaucoup. Au final, c’est le QB le moins expérimenté et le moins « bon » à la passe qui a fait des étincelles. Russell Wilson a complété 18 de ses 25 passes, pour 206 yards au total, mais surtout 2 TD et aucune interception. En trouvant Baldwin et Kearse dans la end-zone, le QB a parfaitement su faire avancer son attaque, face à une défense qui avait essentiellement axé son jeu sur le sol. En effet, RB Marshawn Lynch a du se contenter de 39 yards au sol (dont une course de 18y) en 15 tentatives, pour un (petit) TD de 1 yard. L’éclair de la soirée au sol est venu de WR Percy Harvin, gagnant 45 yards en 2 courses sur deux belles reverses. Bien que n’ayant pas à tenter de 4èmes tentatives, coach Pete « Big Balls » Carrol a donc mérité son surnom, en tentant quelques jeux étranges.
En défense, les Seahawks n’ont pas dérogé à la règle et ont été ultra-présents. CB Sherman peu en vue (2 plaquages solo, aucune interception), ce sont les safety qui ont fait le show : 6 plaquages pour Earl Thomas, et 5 solos pour Chancellor. La Legion Of Boom est dans la place. En face, QB Manning et son attaque sont dans le dur. Dès le premier jeu du match, l’improbable se déroule : un snap raté, safety, et Manning n’a pas encore touché le cuir. Par la suite, il tentera tant bien que mal d’exister, mais ne complète que 34 de ses 49 tentatives, pour 280 yards. Seul Demaryius Thomas catchera la balle dans la end-zone SB Thomaspour un TD tardif (fin du QT3) de 14 yards. Et oui, l’attaque tant redoutée des Broncos s’est tue : aucun point inscrit durant presque 3 QT, seulement 18 first downs au compteur, aucun 4th down complété (sur 3 tentatives) et … 27 yards au sol ! RB Moreno, sous pression constante, n’a pu accumulé que 17 yards, et Anderson n’a pas su faire mieux avec 9yards gagnés. Pour Ball, c’est le quasi-néant : 1 yard gagné en 6 courses. Comme je l’avais indiqué dans le dernier preview l’un des duel de la soirée opposait LT Clark à DE Clemons. Ce duel a bien eu lieu, mais de manière générale, c’est le front7 de Seattle qui en est ressorti vainqueur : avec 1 sack et deux fumbles forcés, DE Clemons a su mettre la pression sur ManningAjoutez à cela un excellent match de DE Avril (son back-up) qui a su étirer la OL et mettre le QB MVP dans le doute : Avril est responsable de l’interception lancée par Manning sur LB Malcolm Smith, qui a remonté la balle pour TD.

Un match de football est unique, et ce Superbowl nous l’a encore prouvé. Qui aurait parié sur les 5 TD des Seahawks ? Qui aurait pu croire que les Broncos frôlent le shut-out ? Comme chaque finale, celle-ci restera dans l’histoire. Russell Wilson devient le 3ème plus jeune QB (après Roethlisberger et Brady) à soulever le Vince Lombary Trophy, et coach Pete Carroll gagne le titre suprême de la NFL après avoir remporté celui de la NCAAF (le BCS).

 

 > Seattle SEAHAWKS 43 – 8 Denver BRONCOS <

 

L’image de la soirée :

Après un petit retour de kick off (14 yards), l’attaque des Broncos rentre en jeu. Premier jeu du SuperbowlQB Manning donne son lot de consignes « as usual », fait ses ajustements. Mais durant les 40 secondes réglementaires précédant le premier snap de ce 48ème Superbowl, rien ne va se passer comme prévu. Fortuitement, C Manny Ramirez va se retrouver au centre de toutes les attentions. Alors que Manning s’approche de sa ligne pour signaler un changement (de « son », d’assignation, de jeu tout simplement…) Ramirez ne comprend pas l’audible (code oral utilisé par l’attaque) et lance son snap alors que Manning n’est pas en place. 14 yards plus loin, la balle rentre dans la end-zone et RB Moreno la recouvre : SAFETYSea 2-0 Den, le Superbowl XLVIII est lancé.
Retrouvez tout ça en image ici.

 

Le Chiffre : 2.

Le nombre de TD de Wilson ? oui.
Le nombre d’interception de Manning ? oui.
Le nombre de FG de Hauschka ? oui.
Le nombre de fumble forcés par Clemons ? oui.
semble être le chiffre de la soirée, mais il reste un « 2 » à citer : Eric Decker, #87, WR des Broncos. Cette saison, le receveur a catché 87 balles, pour un total de 1 288 yards et 11TD. Pour sa 4ème saison en NFL, et chez les Broncos, le receveur est une cible incontournable pour Manning.
Cependant, hier soir, le joueur n’a touché que 2 balles ! Couvert la plupart du temps par CB Sherman et/ou SS ChancellorDecker a du se contenter d’une unique réception de 6 yards (en début de 3ème QT, puis d’un retour de punt de 9 yards dans ce même quart-temps. Quelle soirée !

 

SB SmithLe MVP : LB Malcolm Smith

Dans une défense où l’on attendait Richard Sherman, Earl Thomas, Kam Chancellor ou encore Bobby Wagner, c’est Malcolm Smith qui a su tirer son épingle du jeu. Pour sa 3ème saison NFL, et donc son premier Superbowl, le jeune OLB (24 ans) a parfaitement su s’adapter au jeu de la meilleure attaque de la saison. Au total, il a cumulé 9 plaquages (5 solos et 4 en commun), une interception remontée pour TD sur 69 yards et aussi un fumble recouvert (fumble de D. Thomas forcé par B. Maxwell) remonté sur 7 yards.
Après 4 QB de suite récompensés (Brees, Rodgers, Manning et Flacco), et surtout 10 joueurs de l’attaque primés durant les 10 derniers Superbowl, Smith est le premier défenseur MVP depuis Dexter Jackson, safety des Buccaneers durant le Superbowl XXXVII (2003, Oak 21-48 TB).

 

N « if » L : rubrique créée par le site NFL, se demandant comment se passerait un match/une saison/une carrière si un événement avait été modifié.
Pour ce Superbowlmon N »if »L revient sur le début de la seconde mi-temps.
Au retour au vestiaire, les Seahawks mènent 22-0, et l’engagement doit être effectué par les Broncos (donc l’attaque de Seattle récupère le ballon). Imaginez un instant que coach John Fox deviennent John « Big Balls » Fox, et qu’il tente un onside kick, comme l’avait fait coach Sean Payton avec les Saints lors du Superbowl XLIV.
Percy Harvin n’aurait alors pas retourné ce kick-off sur 87 yards pour inscrire un TD de plus, et Manning aurait pu inscrire son premier TD de la soirée plus tôt. Imaginez les Broncos mené 8-22 avec 10 minutes à jouer dans le QT 3, le Superbowl XLVIII aurait été totalement différent.

SB Seattle

J’espère que cette analyse un peu différente vous a plu, et même si la saison 2013 est terminée, restez branché sur Vive Le Sport pour suivre avec nous toute la off-saison. Au programme, recap de la saison passée, et preview de la Draft, mais on ne vous en dit pas plus !
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Auteur: Etienne

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2 commentaires

  1. Avatar

    Et si il n’y avait pas eu de problème de audible. Si les Seahawks n’avait pas inscrit 2 points au bout de 12 secondes, peut être que la finale aurait été également différente. En effet, le safety a vraiment annihilé toute forme de confiance des Broncos…
    En tous cas, ça aurait vraiment été osé de la part de Fox. Au final, il sera John « small balls » au moins jusqu’à l’année prochaine!

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  2. Avatar

    Oui, j’ai hésité entre le snap foiré et l’onside. Mais un snap loupé arrive … Là c’est un choix (une erreur?) de playcall.

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