Ligue 1-15e journée: un clasico à sens unique

 
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On l’attendait avec impatience, ce clasico aux allures moins explosives que par le passé (dans un stade vélodrome en travaux et avec deux équipes pas très en forme ces derniers temps), et on en a eu pour notre argent hier soir (que l’on soit abonné à canal + ou spectateurs assis en tribune) mais seulement du côté marseillais.

Avec les différentes tensions dans les deux camps, le match s’annonçait plus équilibré que sur le papier, où Paris avait encore une chance de rester premier au coup d’envoi, et l’OM au bord du précipice en cas de défaite.

Antoine Kombouaré, pour l’occasion, avait décidé de titulariser Lugano et d’envoyer à nouveau sa dream team en attaque (Nêne, Menez, Pastore, Gameiro, et Sissokho en soutien). Certains observateurs se disaient alors que le vent allait tourner, et que Paris allait venir imposer son autorité sur une canebière bien morne depuis le début de saison.

Il n’en fut rien, malgré les nombreuses tensions hors du terrain, les hommes de Didier Deschamps ont rapidement ouvert le score sur un centre parfait (!) d’Azpilicueta pour Rémy qui faisait chavirer le vélodrome de bonheur.

Par la suite nous avons eu le droit à un match serré et surtout très tendu, surtout après la sortie de Rémy sur blessure à la demi-heure de jeu (cheville), on ne voyait pas trop qui pouvait surprendre Sirigu vu que Gignac a été placardé en réserve (justement) cette semaine. Au final seul Sissokho a réussi à inquiéter Mandanda avec sa frappe sur le poteau gauche du portier marseillais (35e) et l’OM s’est contenté de bétonner en défense jusqu’à la pause.

Paris ne parvient pas à gêner le rival marseillais et Kombouaré tente alors un coup de poker désespéré. Le kanak renvoi Gameiro et Pastore, franchement mauvais, sur le banc et les remplace par Bodmer et Erding. Le réveil escompté n’aura pas lieu et le club de la capitale va sombrer avec deux nouveaus buts d’Amalfitano (65e) et André Ayew (83e).

Au vu de la qualité de jeu des deux équipes, le score est sévère mais le PSG n’a absolument rien montré, seul Mohammed Sissokho a joué à son niveau, même Sirigu, pourtant dernier rempart décisif habituellement, était dans un jour sans.

Justement espérons pour les parisiens que c’était seulement un jour sans, car à force de donner en spectacle des prestations aussi indignes des attentes qataries, Paris risque gros. On pense notamment à Antoine Kombouaré, premier visé en cas d’échec du club de la capitale en championnat, mais aussi aux joueurs, en témoigne l’altercation Sakho-Nêne qui a encore prouvé que tout ne roule pas encore comme sur des roulettes au camp des loges

De son côté l’Olympique de Marseille s’offre une bouffée d’oxygène et une victoire de prestige. Mais il va falloir s’y remettre car la crise continue de couver sur le vieux port : il y a une qualification en ligue des champions à aller chercher et une osmose à reformer. D’un côté comme de l’autre, y’a du boulot !

 

Ma note du match : 13/20

Certes des buts mais au final pas beaucoup de spectacle et un match assez tendu. Pas le plus beau clasico qu’on ait pu voir, mais l’impact du résultat va peser toute cette saison et on attend la revanche au Parc des Princes avec impatience

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Auteur: Remi

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