NFL Review: NFC Nord (2/8)

 
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Salut les fidèles et salut aux autres.

Je continue la récap de cette saison NFL en compagnie d’Etienne. Aujourd’hui, je vais vous parler de la NFC North. Avant de commencer, voici les trois critères sur lesquels je me suis basé pour attribuer à chaque équipe les notes qui vont suivre:

  1. les résultats (quelle surprise!)

  2. le contexte dans lequel a évolué l’équipe (blessures? Division relevée? Etc…)

  3. la conformité aux attentes du début de saison

Classement de la division

  • Gren Bay Packers: 8-7-1 (défait par les 49ers lors des Wild Card Rounds)
  • Chicago Bears: 8-8
  • Detroit Lions: 7-9
  • Minnesota Vikins: 5-10-1

La NFC North était, au début de saison, l’une des plus redoutées. Chaque équipe pouvait prétendre aux playoffs et nul ne souhaitait les rencontrer. Pour autant, les blessures et des transitions pas toujours réussies n’ont pas permis de justifier, in fine, les attentes placées en chacune des 4 franchises. Petit tour de table.

Green Bay Packers

packers banner

Note: B+

The good: Eddie Lacy, RB

Les Packers savent qu’ils ont le meilleur QB de la NFL (ou pas loin): Aaron Rodgers. Malgré une OL très médiocre, la franchise pourra toujours compter sur sa star pour l’amener à lutter chaque année dans la course aux playoffs. Rien de neuf de ce côté là donc.

Malheureusement, les Packers ont longtemps pêché à varier leur attaque par un jeu au sol efficace. Depuis 2009 et un certain Ryan Grant, aucun RB de Green Bay n’avait franchis la barre symbolique des 1000 yards parcourus en saison.

C’était dans l’espoir de palier à ce manque que Green Bay a drafté au premier tour Eddie Lacy, en 2013. Force est de constater qu’ils ont eu raison. Avec 1178 yards et 11 td au sol, Eddie Lacy était une menace permanente pour l’opposition. Nul doute qu’il jouera un grand rôle la saison prochaine aux côtés de Aaron Rodgers.

The bad: Toute la défense (ou presque)!

Réfléchissons un peu. Hormis le toujours excellent (mais trop souvent blessé) Clay Mathews, pouvez-vous imaginer un seul défenseur des Packers être titulaire au sein de la défense des 49ers? Des Seahawks? Les plus diplomatiques d’entre vous répondront « difficilement ». Les plus spontanés diront, eux, « jamais de la vie ». Ils n’auraient pas tout à fait tord.

Les Packers ne sont jamais parvenus à compenser la perte du vétéran et leader Charles Woodson. Ils ont concédé, en moyenne cette année, près de 372 yards et 27 points par match. A titre de comparaison, les Seahawks concédaient eux, une moyenne de 14 points par match. « L’attaque gagne les matches mais la défense gagne les titres ». Tant que les Packers ne comprendront pas ça, ils ne pourront prétendre à remporter un second superbowl sous la houlette de Aaron Rodgers.

The ugly: Les préparateurs physiques

Nous sommes bien d’accord que les joueurs sont soumis à des rythmes intenses, des matches ultra-physiques etc. Mais ces conditions s’appliquent à toutes les équipes de la même manière, sans pour autant recenser une telle hécatombe. Cette année, la liste des joueurs majeurs restés sur le carreau est longue: QB Aaron Rodgers, WR Randal Cobb et Jordy Nelson, LB Clay Matthews, ou encore TE Jermichael Finley. Le problème est qu’il est récurrent. Ça fait 4 ans que ça dure.

Il est peut être temps de réfléchir à recruter une nouvelle équipe de préparateurs?

L’image de l’année

kaep comic

C’est l’enfant du Wisconsin, Colin Kaepernick, qui n’a eu aucun scrupule à éliminer son équipe de cœur lors des Wild Card Round. Il lui faudra maintenant penser à déménager toute sa famille en Californie après avoir partagé ce dessin un brin provocateur!

Chicago Bears

bears_logo

Note: B –

The good: la naissance d’un duo d’enfer

Cette année devait être celle de la transition. L’arrivée d’un entraîneur tourné vers l’attaque, Marc Trestman, en remplacement du très défensif Lovie Smith, signalait un profond changement de philosophie pour cette équipe mythique. Portée depuis toujours par une défense impeccable, la franchise de l’Illinois s’est tournée cette année vers l’attaque pour revenir en playoffs, trois ans après sa dernière apparition.

Cette nouvelle philosophie semble parfaitement incarnée par le duo de WR Brandon Marshall et Alshon Jeffery. Je crois qu’on peut dire qu’il s’agit du meilleur de la NFL. Qu’en pensez-vous? Au total, ces deux zozos ont cumulé 2721 yards ainsi que 19 TD. Rien que ça.

Avec une année d’automatismes dans les bagages, il sera agréable pour les fans de suivre cette attaque la saison prochaine.

The bad: la défense au sol

La liste des LB mythiques des Chicago Bears est impressionnante: entre Dick Butkus, Mike Singletary ou encore Brian Urlacher… on peut parler d’une tradition. LB Lance Briggs devait être le prochain sur la liste. Cependant, le constat est simple, avec plus de 160 yards au sol concédés en moyenne par la défense, celle-ci était de loin, la moins efficace de la NFL. De très loin même puisque la deuxième plus mauvaise défense concédait elle, 135 yards en moyenne (i.e. Atlanta Falcons).

On peut parler de nullité. Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer. D’abord, pour la première fois depuis 1999, les Bears jouaient sans leur leader naturel, le retraité Brian Urlacher. Ensuite, 3 défenseurs majeurs se sont retrouvés blessés gravement: LB Lance Briggs et DJ Williams, DT Henry Melton.

Améliorer son attaque est indispensable, mais cela ne doit pas se faire au dépend de sa défense. Surtout à Chicago qui en a fait une question d’honneur depuis sa création.

The ugly: Jay Cutler

Jay Cutler est un bon QB. Pas excellent, mais bon. Malheureusement, son incapacité à se transcender n’a d’égal que sa fragilité, à la fois mentale et physique. Une fragilité mentale qui s’illustre parfaitement par son bilan contre les Packers, l’ennemi juré des Bears: 1 victoire et 8 défaites.

Puis, les blessures récurrentes de Cutler frustrent tous les amoureux de la franchise. Le talent est indéniablement là. Quelque part. Mais ses pépins physiques récurrents l’obligent à repartir de zéro à chaque fois. En ce faisant, il ne parvient pas à exploiter son talent dans la durée et élever son équipe jusqu’au sommet de la hiérarchie.

Arrivant en fin de contrat cette année, que faire? Les Bears n’ont pas laissé planer le doute longtemps en lui octroyant un contrat de 7 ans et $126 million dont 54 de garantis. Un contrat qui fait entrer Jay Culter dans la sphère financière d’un Aaron Rodgers. Un sacré pari. Réussi? Rendez-vous dans un an.

L’image de l’année

Chicago Bears v Washington Redskins

Jay Cutler au sol et indisponible. L’ours est blessé… pourra-t-il se relever en 2014-15?

Detroit Lions

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Note: F

The good: le duo Reggie Bush / Joique Bell

La solution de facilité aurait été de mentionner WR Calvin Johnson, sans conteste le meilleur à son poste en NFL. Il a cumulé cette année 1500 yards et 12 tds. Mais tout le monde s’y attendait. Alors, à quoi bon en parler?

La vraie satisfaction pour les Lions concerne, à mon sens, son jeu au sol. En attirant Reggie Bush dans le Michigan pour l’associer à Joique Bell, Detroit a fait une belle affaire. Très complémentaires, ces deux RB se sont très largement distingués:

– Reggie Bush est devenu le premier RB des Lions depuis 2004, à parcourir plus de 1000 yards en saison

– Avec respectivement 506 et 547 yards réceptionnés, Bush et Bell ont tous les deux collectés plus de 500 yards à la passe. Il s’agit du premier tandem de RB dans l’histoire à réussir cet exploit.

Cette première saison, réussie, reste largement entachée par…

The Bad: l’état d’esprit

En accédant aux playoffs en 2011 et en les ratant, de très peu, en 2012, Detroit était favoris pour remporter la NFC Nord. Surtout après sa victoire 40-10 contre les Packers lors de la Week 13. Detroit était maître de son destin, porté par une attaque impressionnante et une défense flippante.

Si vous êtes fans de Détroit, je vous prierai de détourner le regard le temps de deux paragraphes car ça ne va pas vous plaire.

Leur destin en main, Detroit a perdu ses 4 derniers matches de la saison contre les Eagles, Ravens, Giants et Vikings. Aussi talentueuse qu’est l’équipe, le mental aura été déplorable. Mauvais choix, pertes de balles inhabituelles/inacceptables, l’entraîneur Jim Schwartz qui engueule des fans etc…

Mais le plus inquiétant est le manque de rébellion de l’équipe. Son manque d’implication et de cœur. On avait l’impression que cette dégringolade glissait littéralement sur les joueurs. On avait l’impression que les joueurs s’en foutaient. On avait l’impression que les joueurs souhaitaient partir en vacances. On avait l’impression que les fans pouvaient aller se faire voir.

C’est grave docteur.

Pour tenter de réconcilier joueurs, entraîneurs et supporteurs, Jim Schwartz a été désigné bouc émissaire et remplacé par Jim Caldwell. Au moins, la stabilité du prénom est assurée. Qu’en sera-t-il du talent de l’équipe? Qu’en sera-t-il des maux de l’équipe?

The ugly: Matthew Stafford

1er choix de la draft 2009, Matthew Stafford a explosé en 2011 en glanant plus de 5000 yards à la passe et 41 TD. Depuis, il régresse. Lors des (in)fameux 4 derniers matches de la saison, celui-ci a enregistré un total de 2 td et 5 interceptions.

Cela traduit, à mon sens, une chose essentielle: au lieu de sublimer son équipe dans les moments délicats et donc, la tirer vers le haut, il subit de plein fouet la baisse de régime de ses partenaires. A ce jour, il n’est pas un « vrai » leader. Et il n’y a rien de plus embêtant que ça, quand on a la charge de rythmer l’attaque.

Est-ce un manque de confiance? Si oui, le nouveau coach saura-t-il la lui offrir?

Est-ce un manque d’aura naturel? Si oui, un autre joueur pourrait-il assumer cette responsabilité?

Le talent est là mais le mal est profond. Combien de temps durera cette psychanalyse collective?

L’image de l’année

NFL: Detroit Lions at Philadelphia Eagles

Aucune autre image aurait mieux représenter la saison des Lions: Blanche.

Minnesota Vikins

vikings banner

Note: D+

The Good: Cordarelle Patterson

Encore une fois, j’aurais aisément pu parler du RB Adrian Peterson. Véritable star qui, cette année encore, est parvenue à régaler tous les amateurs par ses courses alliant finesse, puissance et intelligence.

Mais j’ai décidé de vous parler de WR Cordarelle Patterson. Parce que ce rookie possède un don. Un don qu’il a montré par intermittence cette saison, mais un don qui amène les supporteurs des Vikings à rêver plus grand pour les saison à venir. Un don qui égaie, donc.

Explosif, électrique et passionné, on compare déjà Patterson à son illustre aîné Randy Moss. Les Vikings doivent s’adapter à cette star en puissance pour le faire participer plus souvent au jeu d’attaque.

Dès lors, un problème se pose: qui lui lancera la balle? Cela nous amène à…

The bad: le(s) QB(s)

A l’image des Texans, les résultats décevants des Vikings illustrent parfaitement l’importance du QB dans la NFL moderne. Malheureusement, Minnesota ne possède aucun QB d’importance.

Christian Ponder, Josh Freeman et Matt Cassel ont successivement tenté leur chance, sans succès: 3600 yards, 18 TD et 19 interceptions. Ces chiffres sont largement insuffisants pour viser le haut de l’affiche, d’autant plus que ce manque de talent expose Adrian Peterson aux défenses adverses qui se concentrent exclusivement sur lui.

Solutionner cette position sera déterminant dans le succès futur de la franchise basée dans l’état des 1000 lacs. Si la qualité des QB libres de tout contrat pose question (Vick? McCown? Tebow?), la draft peut devenir levier déterminant, ce qui nous amène à…

The ugly: Mauvais mais pas assez

La saison décevante des Vikings se heurte au paradoxe suivant: Minnesota n’a pas été assez mauvais! En effet, ses résultats les conduiront à choisir au huitième rang lors du prochain draft. Cette huitième position signifie que Teddy Bridgewater et Johnny Manziel (les deux QB les plus côtés de la NCAA Football) ne seront probablement plus disponibles. Comment faire?

Cette situation est particulièrement délicate pour la franchise qui, à ce jour, ne souhaite pas sacrifier le présent pour l’avenir. Mike Zimmer, nouvel entraîneur, devra sérieusement se creuser les méninges.

L’image de l’année

peterson son

Comme si un malheur n’arrivait jamais seul, Adrian Peterson a mené de front deux deuils: une saison victorieuse des Vikings (sarcasme), la mort de son fils (compassion et sérieux). Cette perte a plongé dans le deuil ses coéquipiers mais également toute la ligue et ses fans. La preuve que la NFL est un sport de gentleman.

Ce sera tout pour moi, n’hésitez pas à réagir, animez le débat, me contredire… mais aussi liker la page ici  ou   et follower ce compte ou celui ci!

A bientôt,

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Auteur: Rémy

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