NFL Draft : Top 5 prospect (1/4)

RB-TE-LB
 
1 Like(s)

Comme vous avez pu le deviner à l’aide du titre, voici le premier article d’une nouvelle série, qui en comportera 4. Alors que la Free Agency bat son plein – à suivre sur notre compte facebook – il faut également penser au futur et à la Draft (voir notre photo de couverture facebook). Dans cette optique, nous allons publier 4 articles qui seront des « Top 5 » de futurs stars NFL, en les classant par poste. Pour ce premier article, vous aurez le droit (exceptionnellement) à 3 classements : RB, TE pour l’attaque, et LB pour la défense. Dès jeudi, vous retrouverez WR et CB. Dans une semaine, ça sera QB et Safety, et pour finir jeudi avec les linemen. Bonne lecture, et n’oubliez jamais : la Draft est l’avenir de la NFL !

   >>> TOP 5 : Runnings Backs :
Bien que souvent mis en avant en NCAA et même en NFL, les RBs ne sont pas souvent nombreux au 1er tour de la Draft. Encore une fois, il ne devrait pas y en avoir. Cependant, cela ne joue en rien sur leurs qualités : LeSean McCoy a été sélectionné en 2009 au deuxième tour (pick 53), tout comme Maurice Jones-Drew en 2006 (pick 60) ou même Eddie Lacy l’année dernière (pick 61).

#5 : Jeremy HILL, LSU, 1,86m, 105 kg.
En tant que Sophomore, Hill prend des risques à se présenter si tôt à la Draft. Après seulement 2 années sur le campus de LSU, le joueur a tout de même eu le temps d’impressionner. En 11 matchs, il a cumulé 14 TD cette saison (12 l’année dernière) et 1940 yards au sol sur ses deux années. Très peu utilisé à la passe (seulement 26 réceptions) en 2 ans, Hill devra travailler cette partie de son jeu pour devenir un RB complet en NFL. Très puissant, Hill sait continuer à avancer après le premier contact, et possède une très bonne vision du jeu, ce qui peut lui permettre de changer d’assignation rapidement, toujours dans le but de gagner plus de terrain. Cependant, en étant derrière une des meilleures OL de la NCAA, le talent de Hill est difficilement estimable. Avec un temps « moyen » de 4.66 au 40 yards dash lors du Combine, certaines équipes pourraient hésiter à le choisir. Il est estimé en fin de 2ème tour, voir au 3ème tour de la Draft.

#4 : Bishop SANKEY, Washington, 1.76m, 94 kg.
LE poids plume du poste, mais très agile, il est comparable à Giovanni Bernard. Classé seulement 150ème RB lors de son arrivée à Washington, il y a 3 saisons, Sankey a eu le temps de montrer toutes ses qualités. Agile et doté d’une très bonne vision, il a impressionné les scouts par sa capacité à changer extrêmement vite de direction, même près des défenseurs. Avec 16 et 18 TDs ces deux dernières saisons, et notamment 3 contre Oregon State lors d’une victoire historique (69-27), le RB a été utilisé de la meilleure des manières. Comme d’habitude en NCAA, il n’a pas pu mettre en avant ses qualités de receveur, se contentant de 1 TD à la réceptions en 3 ans. Son physique « de poche » pourrait l’handicaper en NFL, face aux mastodontes défensifs que compte la ligue, donc attention aux turnovers ! Comme Hill, Bishop pourrait être sélectionné lors de la fin du 2ème tour, mais semble destiné au 3ème tour.

Carey#3 : Ka’Deem CAREY, Arizona, 1.73m, 94 kg.
Carey l’a annoncé clairement, il veut devenir un RB titulaire en NFL. Bien que n’ayant pas réalisé le Combine parfait (4.70 au 40y, 19 répétitions au bench-press), le RB d’Arizona a impressionné tout au long de ses 3 saisons en NCAA, cumulant plus de 4000 yards (4070) et 46 TDs. Le ton est donné, même associé à une équipe moyenne (7-5 cette saison), le RB sait sortir du rang, en inscrivant notamment 4 TD face à l’armada d’Oregon (victoire 42-16). Bien qu’habitué à éviter les blitz incessants des défenses universitaires, Carey devra s’habituer au lourds défenseurs de la NFL, mais également mettre à profit son bon niveau technique en ce qui concerne les blocks en bout de ligne. Bien qu’annoncé au deuxième tour comme le reste des RBs, Carey pourrait créer la surprise et sortir plus haut dans la draft, mais qui se risquera de faire d’un habitué des commissariats (conduite dangereuse et agressive envers son ex-petite amie alors enceinte …) un premier tour de Draft ?

#2 : Carlos HYDE, Ohio State, 1.82m, 104 kg.
Après 4 saisons chez les Buckeyes, Hyde se retrouve (enfin) à la Draft. Bien qu’ayant des stats moins flamboyante que ses « suivants » dans ce Top 5 (37 TDs en 4 ans pour 3 198 yards au sol), Hyde est typiquement un RB « Nord-Sud », c’est à dire qu’il ne se pose pas de questions derrière sa ligne, tente d’avancer le mieux qu’il peut, et sait donc que le plus court chemin pour atteindre la end-zone est la ligne droite ! De ce fait, le coureur plutôt « lourd » est très résistant aux plaquages adverses, et sait continuer à avancer sous la pression. Apparu « fatigué » du rythme de la NCAA lors de certains matchs, Hyde devra travailler sa condition physique pour être au top lors des matchs du dimanche soir. Très suivi par les analystes NFL, il ferait – pour ses premières saisons – un excellent back-up à un RB solide, même si une équipe en mal de jeu au sol pourrait le prendre pour en fait son coureur titulaire. RDV très surement au 2ème tour pour le natif de la Floride.

#1 : Tre MASON, Auburn, 1.73m, 94 kg.
Bien qu’étant relativement petit, Mason ne passe pas son temps à danser derrière sa OL et n’hésite pas à aller chercher les yards, à l’aide d’un jeu de jambes très puissant. Considéré comme le meilleur coureur disponible lors de cette draft, Mason a démontré toute son explosivité lors du combine, en réalisant notamment 4.50 au 40 yards dash, et plus de 3.15 m au saut en longueur pieds joints. Légèrement « petit » pour le poste, et possédant de bonnes mains, Mason pourrait faire ses classes en tant que retourneur, à la manière de LaMichael James (49ers). Peu utilisé à la réception dans le schéma d’Auburn, Mason pourrait être très utile dans une franchise NFL évoluant avec deux RBs « de niveau semblable ». Avis aux amateurs donc, pour un autre RB qui devrait partir lors du deuxième tour.

  >>> Top 5 : Tight End :
De plus en plus utilisés dans le jeu NFL, les TE sont maintenant des joueurs à part entière. En véritable OL, ils doivent être très performants dans le jeu de blocks lors de courses, mais également explosifs au possible pour se défaire de la couverture des LB lors des jeux de passe. Encore une fois, un TE devrait sortir lors du premier tour, mais à ce poste très complet, s’imposer dans sa franchise reste une véritable épreuve.

#5 : C.J. FIEDOROWICZ, Iowa, 1.98 m, 120 kg.
Malheureusement pour lui, Fiedorowicz est nettement moins en vue que les 4 joueurs le précédant dans ce top 5. Avec « seulement » 87 réceptions lors de ses 3 saisons à Iowa, pour uniquement 10 TDs, Fiedorowicz n’a pas su devenir cette pièce maitresse que doit être un TE dans une escouade offensive. Cependant, le joueur pourrait être une cible privilégiée pour bon nombre de QB NFL : bonnes mains, excellente condition athlétique, il posera bien des problèmes aux défenses adverses. Pour couronner le tout, le joueur de l’Iowa est un excellent bloqueur, et bien qu’annoncé en fin de 3ème tour, une franchise pourrait créer la surprise en le choisissant bien plus haut.

#4 : Troy NIKLAS, Notre Dame, 1.98m, 122kg. 
Après Tyler Eifert l’année dernière, Notre Dame nous ressort un TE digne de ce nom. En effet, Niklas possède le physique parfait pour devenir un véritable poison dans les défenses de NFL. Avec 27 répétitions au bench press et d’excellents résultats au shuttle (4.55) et au 3-cone drill (7.57), le TE a montré qu’on pouvait associer puissance et agilité sans problème. Dans l’ombre d’Eifert la saison dernière (5 réceptions seulement), Niklas a explosé cette saison : 28 réceptions en 12 matchs, pour 5 TD, ce qui constitue un total très honorable dans une attaque où le TE est loin d’être une pièce maîtresse. Vu la densité et la qualité des 3 TE le précédant, Niklas semble promis au 2ème tour de la prochaine Draft, mais fera forcément une franchise heureuse. Avec seulement 2 saisons à ce poste (il a fait les beaux jours de son lycée en tant que OL et DL), il faudra être patient avec celui que certains voient déjà comme le futur Rob Gronkowski … rien que ça !

#3 : Austin SEFERIAN-JENKINS, Washington, 1.95m, 118kg.
Avec 110 catchs et 13 TD lors de son ultime saison NCAA, Seferian-Jenkins a prouvé qu’un physique imposant pouvait être utile à ce poste. Bien que misant plus sur sa technique quasi-parfaite que sur sa puissance, le TE a été très utile dans le schéma offensif de Washington. En NFL, face à des défenses plus rugueuses et habituées au gabarits de ce type, l’éclosion de Seferian-Jenkins pourrait prendre plus de temps. Certain de ses qualités, bien qu’encore junior, le joueur a clairement annoncé être prêt pour la ligue professionnelle. Cet excès de confiance va-t-il lui jouer des tours, ou alors va-t-il lui permettre de s’imposer rapidement dans ce monde impitoyable ? Moins démonstratif sur le terrain qu’un NiklasSeferian-Jenkins pourrait devenir cette cible discrète et sûre du milieu de terrain, à l’image d’un Jimmy Graham.

Amaro#2 : Jace AMARO, Texas Tech, 1.95m, 120 kg.
Dans une université loin d’être une référence de la BIG10, Amaro a su se montrer et taper dans l’oeil des analystes. Très solide « dans le trafic », Amaro possède des mains aux qualités appréciables, et sait rester dangereux après son catch. Malgré un physique imposant, le TE sait être appliqué et précis sur ses tracés, en ayant une capacité d’adaptation importante, ce qui fait de lui une cible constamment (ou presque…) disponible. Bien qu’intégrer un TE rookie dans son roster n’est pas la chose la plus simple pour une franchise, Amaro pourrait être sélectionné par des franchises lors du premier tour. Associé par exemple à Larry Fitzgerald chez les Cardinals, ou en complément de la paire Hernandez-Gronkowski chez les Patriots, Amaro a tout pour devenir un grand de la NFL.

#1 : Eric EBRON, North Carolina, 1.90m, 113 kg.
Bien qu’étant le plus petit TE de ce classement, Ebron est un sacré client. Avec un temps de 4.60 au 40 yards dash, Ebron a prouvé qu’on pouvait être lourd et rapide. Comme tous les TE présents dans ce classement, le joueur de North Carolina a représenté une menace importante pour toutes les défenses de la NCAA qu’il a croisé. Bien que comptabilisant seulement 3 TDs cette saison, Ebron a été un véritable couteau-suisse en NCAA : excellent bloqueur, il a également porté la balle pour inscrire 7 TD au sol lors de ses 3 saisons en tant qu’étudiant. Bien qu’ayant encore des progrès à faire, notamment en ce qui concerne le physique, Ebron pourrait intéresser de nombreuses franchises lors du premier tour : les Bills ont besoin d’un gros potentiel à la réception, les Packers doivent compenser le départ de Finley, et les Jets pourraient voir grand en complément de Decker.

  >>> Top 5 : Linebackers :
Pour s’opposer à ces deux postes offensifs, quoi de mieux qu’un linebacker. Qu’il soit à l’intérieur ou sur l’extérieur, le LB doit pouvoir être aussi puissant qu’un DL et aussi agile qu’un safety. Gros plaqueur, le LB doit aussi être capable d’assurer la couverture sur la passe, notamment face à des TE de plus en plus athlétiques.

#5 : Kyle VAN NOY (OLB), Brigham Young, 1.92m, 110 kg. 
Bien que faisant parti d’une université « indépendante » (pas relié à une conférence), Van Noy a su attirer les regards sur son potentiel. Très rapide malgré sa taille, et surtout instinctif, l’outside est très apprécié en couverture face à la passe. Sélectionné pour le Senior Bowl, il a su profiter de cette dernière apparition sous l’équipement pour montrer l’intégralité de son talent aux scouts NFL. En refusant la Draft la saison dernière pour réaliser sa saison de Senior, Van Noy avait surpris le monde du football. Cependant, le joueur reste limité athlétiquement parlant et tarde souvent à réaliser LE plaquage quand le porteur de balle est dans sa zone. Plutôt attendu lors du deuxième round de Draft, Van Noy devrait profiter d’un poste de back-up pour acquérir toute l’assurance dont a besoin un bon OLB en NFL.

Shazier#4 : Ryan SHAZIER (OLB), Ohio State, 1.85m, 107 kg. 
Surprenant et surtout redoutable quand il s’agit d’explosivité, Sahzier peut faire des dégâts dans la « box » une fois son vis à vis franchi. En gardant une vision complète du jeu, le junior est un excellent plaqueur face à la course. Cependant, en ne réalisant aucune interception cette saison, Shazier a clairement mis au jour son principal problème : la couverture face au jeu de passe. Avec un déficit de 10 cm par rapport à TE Amaro par exemple, Shazier devra compenser par ses qualités athlétiques pour se hisser au niveau des meilleurs à son poste. Bien qu’évoluant au poste de DE au lycée, Shazier va devoir encore se développer musculairement parlant, quitte à perdre un peu de vitesse, pour pouvoir faire face aux meilleures lignes offensives. Il pourrait être un excellent remède à la défense des Browns, qui vient de perdre le vétéran D’Qwell Jackson.

 

#3 : C.J. MOSLEY (ILB), Alabama, 1.88m, 106 kg.
Le seul « inside » de ce classement est loin d’être un manchot. Doté d’un physique idéal pour ce poste, Mosley sait mettre à profit sa tête bien pleine pour rester concentrer et faire le job durant tout le match. Pas toujours excellent plaqueur, et plutôt petit pour faire face aux TE de la NFL, Mosley devra travailler encore plus sa concentration pour essayer d’être le plus efficace possible. Considéré souvent comme le « cerveau » de la défense, le poste d’inside LB est un poste à responsabilité, peu confié aux rookie. Cependant, si Mosley ne veut pas tomber dans l’oubli de la sideline, il devra être aussi efficace qu’avec le Crimson Tide et sa défense omniprésente. A mon avis, Mosley est le seul ILB capable de sortir au premier tour de la prochaine Draft, et devrait intéresser bon nombre de franchises.

#2 : Anthony BARR (OLB), UCLA, 1.96m, 111 kg. 
Encore un peu « tendre » physiquement (il n’a réalisé que 15 répétitions au bench press lors du Combine), Barr compense ce manque par une excellente agilité. Capable d’accélérer de manière impressionnante, il était une véritable machine à causer les flags : bon nombre de bloqueurs ont été sanctionnés de holdings à cause de sa vitesse. Excellent pass-rusher, l’outside devra cependant travailler sa couverture de passe et son adaptation au jeu au sol pour devenir un élément incontournable d’une franchise NFL. Habitué au double plateau (défense et équipes spéciales), Barr devra mettre son physique à rude épreuve pour contrer les meilleurs coureurs de la ligue. A l’image du fameux DeMarcus Ware, l’universitaire pourrait devenir un mur infranchissable si il arrive à se développer comme escompté. Il serait un excellent atout pour les Giants, toujours à la recherche d’un défenseur du calibre de Jason Pierre-Paul.

#1 : Khalil MACK (OLB), Buffalo, 1.91m, 113kg. 
Pour ceux qui suivent la NCAA et la futur Draft attentivement, ce nom vous est obligatoirement familier. Pour les autres, découvrez celui qui devrait faire parler de lui tôt dans la Draft. Très puissant, Mack sait utiliser le haut de son corps pour finir le travail et ainsi créer des turnovers sur le plaquages. Très bon dans l’observation, Mack est également très rapide dans la poursuite, mais est surtout extrêmement constant : titulaire durant 4 ans du côté de l’université de Buffalo, avec 48 matchs disputés, le « meilleur » OLB de cette promotion n’a jamais manqué de rencontre à cause d’une blessure. Bien qu’habitué à évoluer dans une 3-4, Mack pourra sans soucis s’adapter, et serait d’autant plus performant avec un DE efficace devant lui. Excellent pass-rusher, Mack a permis à la défense 2010 de Buffalo de rentrer dans l’histoire de l’université, en renversant les records de sacks, plaquages pour perte et fumbles forcés. Le ton est donné.

Cette première série de « Top 5 » est maintenant terminée, retrouvez dès jeudi la suite de notre série, sans oublier de nous suivre également sur twitter ici ou là. Comme d’habitude, une partie des articles sera rédigée par Rémy de The Salad Bowl Project, que vous pouvez suivre sur facebook ou sur twitter.

Les lecteurs ont également apprécié :

Auteur: Etienne

Partager cet article sur :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *