NFL off-saison : le Combine, kézaco ?
Fév19

NFL off-saison : le Combine, kézaco ?

  6 Like(s) Alors que la saison régulière de NFL est terminée depuis la fameuse soirée du Super Bowl, la off-saison bat son plat. Avant la traditionnelle draft, place au Scouting Combine. Mais pour les novices de ce (magnifique) sport, il s’agit d’un nom barbare de plus. Laissez moi vous présenter un long week-end où tous les regards seront braqués sur Indianapolis : fans, experts, journalistes, entraîneurs et autres scouts ! Présentation du Scouting Combine : Chaque année depuis 1982, et à Indianapolis depuis 1987, plus de 300 prospects (étudiants désirant rentrer dans la Draft) participent au Combine. Avant 1982, chaque franchise était obligée d’organiser sa propre journée de tests afin d’évaluer une dernière fois les futurs joueurs de NFL avant la Draft. Depuis, c’est la NFL qui se charge de l’organisation de ce gros week-end. A partir de demain, et ce jusque lundi, tous les joueurs invités, et le désirant, seront évalués une dernière fois sur le terrain, mais sans équipement, à travers plusieurs exercices. Pourquoi organiser des tests sans équipement ? Avec les moyens actuels de vidéos, d’enregistrements de matchs et d’analyses de données, vous me direz qu’il est totalement idiot d’ajouter un nouveau week-end de tests pour des joueurs qui sont déjà suivis depuis de longues années en NCAA. Cependant, l’un des problèmes de la ligue universitaire est l’hétérogénéité des calendriers de chaque équipe fait que les stats publiées à la suite des matchs sont à analyser avec beaucoup de minutie, et qu’une fiche de stat face à une équipe du Top25 ne s’analyse pas de la même manière que celle contre une équipe bien moins classée en début de saison. Il s’agit donc, une dernière fois avant la Draft, de voir de quoi sont capables les « meilleurs » joueurs universitaires sur des tests que chaque joueur présent réalisera au même moment et dans les mêmes conditions. Quels tests, et quelles performances ? Comme toujours, et pour tout test, des classements sont effectués. Bien entendu, je vais vous relayer une fois encore les meilleures performances réalisées pour chaque tests, mais elles sont à prendre – encore une fois – avec des pincettes : vous vous doutez bien qu’un RB ne réalisera pas le même temps qu’un OL sur un sprint de 40 yards, et qu’un DL ne fera pas le même résultat à la musculation qu’un QB … [les meilleurs performances données par la suite sont les performances réalisées depuis 2006.] – 40 yards dash : Surement le test le plus « connu », ce sprint de 40 yards (36.576 mètres), avec départ arrêté et prise de temps intermédiaires tous les 10 yards, est « le » rendez-vous du combine. Le détenteur du...

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Retour sur le Super Bowl XLIX
Fév03

Retour sur le Super Bowl XLIX

  5 Like(s) Pour ce 49ème Super Bowl, nous nous sommes régalés, il faut dire ce qui est. Les Seahawks allaient-ils réaliser le fameux « back-to-back », ou les Patriots allaient-ils s’emparer de leur 4ème bague de champion ? Exit le traditionnel résumé de la rencontre, que tout le monde a plus ou moins suivi, nous allons nous pencher sur des points précis du match, et notamment la si controversée dernière action de Seattle. Pour faire un bon QB, il faut … des bons receveurs ! On parle souvent du ratio QB, du nombre de TD lancés ou du nombre d’interception, mais un bon QB ne peut briller sans un corps de receveur homogène et de bon niveau. En complétant 37 passes, Tom Brady a battu le record de passes complétées lors d’un Super Bowl, et a remis la Legion of Boom si crainte au rang de défense « lambda ». En trouvant 4 receveurs différents dans la end-zone, Bellichick a prouvé qu’il savait appeler des jeux « logiques » et que l’attaque des Patriots ne se résumaient pas à la connexion Brady – Gronkowski. Parfois utilisé en tant que vrai Tight-End, parfois aligné comme receveur extérieur face à un CB plus petit et léger, le meilleur Tight-End de la ligue s’est fait oublier avant de briller. Avec 68yards en 6 réceptions (sur 10 passes lui étant adressées) et un TD, le comeback de l’année a justifié tous les superlatifs employés à son égard. Cependant, le Gronk’ a été éclipsé par deux joueurs : un WR et un RB. En ce qui concerne le WR, vous l’aurez deviné, il s’agit de Julian Edelman. En catchant 9 des 12 passes que Brady lui a lancé, pour cumuler 109 yards et catcher le fameux « TD de la victoire ». Souvent critiqué par le passé, et utilisé comme remplacent de luxe (derrière Hernandez et Branch notamment à une époque), Edelman répond à ses détracteurs de la meilleure des manières. Malgré une piètre prestation au sol (seulement 13 yards), RB Shane Vereen a été une des pièces maîtresses de l’attaque de Bellichick. Utilisé comme cible de « sécurité », il a cumulé 11 catchs (sur 12 passes), pour une moyenne de 5.8 yards par réception. Victime de sa « non-utilisation » au sol (Blount a cumulé 40 des 57 yards de la franchise dimanche soir), ainsi qu’en end-zone, Vereen n’a pas eu la possibilité de rentrer dans la course au titre de MVP de la finale, mais il s’en est fallu de peu ! Du côté des Seahawks, les conclusions sont bien plus rapidement tirées : seulement 12 passes complétées par Wilson (pour 20 tentatives), et une domination excessive d’un rookie à la réception : Chris Matthews. Le jeune receveur a relayé Doug Baldwin au rang de roue de secours (1 réception pour 3yards, 1TD) et a fait oublier la machine à interceptions (cf. la finale...

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NFL Conference Championship : deux matchs – presque – historiques
Jan20

NFL Conference Championship : deux matchs – presque – historiques

  2 Like(s) Ce dimanche, pour les finales de Conference, nous avons assisté à deux matchs historiques, mais qui n’entrerons jamais dans les (longues) anales de la NFL. En effet, ni le nombre de point en un match, ni l’écart entre deux franchises, ni le plus gros écart de point jamais rattrapé n’ont été battu. Pas de ligne de stat pour ces deux rencontres, mais surement de belles anecdotes et des images gravées à jamais dans les mémoires collectives. Dans cet article, je vais revenir sur la prestation de l’attaque de Green-Bay, l’importance des blessures, l’étrange match de Jermaine Kearse ainsi que sur la performance de Luck face à sa bête noire. Inscrire 22 points aux Seahawks, c’est … clairement insuffisant ! D’accord les Seahawks ont été la meilleure défense de la saison régulière en terme de points encaissés (15.9), mais Russel Wilson n’avait jamais lancé plus de 2 interceptions lors d’un match (week 10 face aux Giants). Or, dimanche, le jeune QB sous pression a lancé 4 interceptions, dont 3 en première mi-temps. Un turnover est utile uniquement si, sur le drive suivant, l’attaque est capable d’aller scorer des points. – Après la première interception, et une position plus qu’intéressante à 19 yards de la end-zone, l’attaque des Packers a été stoppée à 1 yards de la terre promise et a du se contenter de 3 points. – Sur la 2ème, Rodgers est resté 3 jeux sur le terrain : passe incomplète, passe courte, passe interceptée, merci, au revoir. – Pour la 3ème, l’attaque des Cheesehead repartait de ses 20 yards, avec 1’55 » avant la mi-temps : 7 jeux plus tard, Masthay rentrait sur le terrain pour dégager au pied son équipe. – Enfin, sur la dernière interception, alors que les Packers menaient 19-7 à 5 minutes du terme de la rencontre, Burnett s’est intelligemment couché au sol pour éviter une perte de balle, ce qui a donné une possession à l’attaque à 57 yards de la end-zone adverse : trois courses de Lacy plus tard, le first down n’ayant pas été acquis, c’est encore une fois Masthay qui dégageait son équipe. Tout le monde connait la suite … Au final, avec 4 turnovers forcés par la défense, l’attaque n’a été capable que de scorer 3 points … sur 28 potentiels. Et lorsqu’on étudie les stats purement « numériques », la conclusion est la même : comment en lançant 4 interceptions, Russel Wilson et les Seahawks ont pu gagner un first down de plus que les Packers (20 contre 19) et seulement un de moins à la passe (10 contre 11). Avec seulement 21% d’efficacité en 3ème tentative (3/14), la réussite a clairement fuie le camp de coach McCarty. Une autre stat totalement surréaliste ? 22 yards : il s’agit...

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NFL : des infos, des stats, … et une explication
Jan14

NFL : des infos, des stats, … et une explication

  4 Like(s) Entre le Divisional Round et les finales de Conférence, difficile de sortir un article « original ». Exit les recaps des matchs que la moitié des gens a vu, et l’autre moitié a suivi via twitter et autres highlights, exit les previews qui racontent toujours la même chose et qui sont édités chaque jour … Place à l’originalité ! Retour donc en partie sur le match des Cowboys qui a tant fait parler et sur une action des Patriots qui a surpris les Ravens. Non, Dez Bryant n’a pas été volé par les arbitres : Il s’agit surement de l’action qui a le plus secoué la twittosphère ce week-end, et notamment le hashtag #nflextra (hashtag officiel de BeIn Sport, sur lequel sévissent en partie les néo-fans de foot us n’ayant jamais plongé le nez dans un bouquin de règles). Alors qu’il reste un peu plus de 4 minutes dans l’ultime quart-temps du match, que les Cowboys sont menés de 5 points et qu’ils se retrouvent en 3ème tentative et 11 yards à parcourir, à 41 yards de la end-zone adverse, Tony Romo cherche d’une longue passe Dez Bryant. Le receveur passe les mains au dessus de CB Shields, se saisit du ballon, puis chute à moins d’un yard de la end-zone. TD ? First down à moins d’un yard de la terre promise ? Les fans de Dallas se voient déjà en finale de Conférence et annonce ce catch comme le plus beau de l’année (devant Beckham … oui, oui !). Mais avant tout cela, il faut passer l’épreuve de la révision vidéo, demandé par Green Bay. Au ralenti l’image est claire … Bryant pose ses 2 mains sur la balle, mais celle ci touche le sol alors qu’il est en train de tomber. Genou posé au sol avant ou pas, la règle est simple à comprendre : durant le processus de réception d’une passe, que le joueur tombe avec ou sans contact, la balle ne doit pas être en contact avec le sol, sous peine de voir la passe jugée incomplète. Il en est de même si le joueur quitte les limites du terrain : depuis cette nouvelle règle, il faut que la balle soit en parfaite possession du receveur pour que la passe soit validée. C’est pour cette raison que cette saison, plusieurs actions comprises comme « passe complétée puis fumble » (suite à un plaquage) ont été estimées comme passes incomplètes (à juste titre)… Et comme les fans des Cowboys se sentaient floués, ils ont osé ressortir l’action de passe de Rodgers pour Cobb, survenue à moins de 2 minutes de la fin du premier quart-temps. Cette passe, revue par les arbitres, est tout à fait valable : en effet, le receveur prend le soin de...

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NFL : 4 éliminés, 4 blessés …
Jan06

NFL : 4 éliminés, 4 blessés …

  7 Like(s) « Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé ». Durant ce week-end de wild card, 4 franchises ont vu leur saison s’arrêter brusquement. Au sein de ces 4 équipes, nous avons trouvé 4 joueurs qui auraient pu changer la donne, mais qui n’étaient pas sous l’uniforme, faute de blessure. Retour donc, sur la partie la moins amusante du football américain, mais de loin la plus importante : la blessure. 1. RB Le’Veon BELL – Pittsburgh STEELERS. Les faits : Alors que les Steelers réalisent une fin de saison plein de promesses, et qu’ils mènent de 10 points au milieu de QT3 face aux Bengals lors de l’ultime journée de saison régulière, Ben Roethlisberger trouve Bell d’une passe de plus de 15y, S Reggie Nelson vient réaliser son plaquage en mettant la tête sur le genou droit du coureur de Pittsburgh. Résultat : une hyperextension du genou, qui mettra Bell hors de forme pour le match de Wild Card. Les conséquences : A une semaine d’un match à élimination directe face aux rivaux de toujours, c’est compliqué de se passer de son meilleur atout au sol (1361y alors que le second est Dri Archer avec 40y). Même en signant l’expérimenté Ben Tate, coach Tomlin choisi de laisser le poste de titulaire à Josh Harris, qui a cumulé 9 courses pour 16 yards lors de la saison régulière. Comme on pouvait s’en douter, le jeu des Steelers est résolument tourné vers la passe, et Roethlisberger se retrouve à jouer un jeu qui n’est pas le sien, avec 45 passes tentées. Pour rappel, il n’en avait tenté « que » 37 lors de la victoire contre les Ravens en week9 et ses 6 TDs lancés. Au sol, Harris fait de son mieux, en cumulant 25y en 9 courses, et Ben Tate est inexistant avec 19yards gagnés en 5 portés. Les Ravens n’étaient pas imbattables, mais il fallait une armada complète pour venir à bout de cette défense solide. 2. QB Carson PALMER et QB Drew STANTON – Arizona CARDINALS. Les faits : Alors qu’il mène son attaque d’une main de maître, avec 11 TDs pour 3 interceptions, et surtout 9 victoires pour une seule défaite (contre les Broncos), QB Palmer se blesse au genou contre les Rams : saison terminée pour le titulaire, qui se voit remplacé par Drew Stanton. Bien que moins efficace (7TD, 5int), le remplaçant gagne 3 matchs sur les 5 auxquels il participe (défaite contre les Seahawks et les Falcons). Sur un sack dans le 3ème QT du deuxième match de la saison contre les Rams, Stanton se blesse, et la franchise voir Ryan Lindley arriver à la tête de son attaque. Les conséquences : Avec...

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