Ligue 1-16e journée: Qui arrêtera Montpellier ?

 
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Certes les clubs français n’ont pas brillé en coupes Europe cette semaine, mais la Ligue 1 reste un feuilleton à suspense, qu’on vous fait vivre à chaque journée sur Vive le Sport. Décryptage pour vous de la 16e journée.

Vendredi : Marseille remonte

Exceptionnellement avancé à vendredi pour cause de ligue des champions (Marseille jouera mardi sa qualification au Signa Iluna Park de Dortmund), le match au stade d’Ornano a été l’occasion pour les marseillais de continuer leur belle série.

Difficile d’imaginer que Marseille surfe sur deux victoires consécutives et occupe sa meilleure place depuis le début de saison. Apparemment le retour de Gignac dans le groupe a calmé les tensions, et Didier Deschamps peut enfin compter sur une défense solide et des attaquants enfin opportunistes.

En terre normande, l’OM a eu affaire à une bonne équipe de Malherbe, rapidement menée mais qui a vite égaliser sur un pénalty de Frau (23e). Mais heureusement pour l’OM les frères Ayew, bien aidés par un Amalfitano intenable, ont finis par faire plier les joueurs de Franck Dumas. Caen n’a pas démérité mais Marseille était tout simplement meilleur.

 

Samedi : Montpellier sur sa lancée, Lille à l’arrachée, Nice revit.

Décidement, Louis Nicolin a de quoi être satisfait depuis le début de saison. Montpellier est leader, gagne à l’extérieur et La Mosson semble imprenable ces derniers temps. Samedi soir la victime s’appelait le FC Lorient. La réputation du sorcier Gourcuff n’a même pas fait trembler les héraultais, qui ont écrasés leurs adversaires/sparring partners de la soirée. Giroud a encore frappé, et l’axe offensif est constamment dangereux pour la défense adverse. Les bretons ont étés littéralement étouffés (Emeghara, Sunu et Monnet Paquet n’ont pas existés). L’avenir est au beau fixe sur Montpellier.

Lille jouait en même temps à Ajaccio et se devait de gagner chez la lanterne rouge pour rester au contact et préparer leur « finale » face à Trabzonspor mercredi. On s’attendait à une victoire facile des nordistes, mais Ajaccio a bien failli piéger les champions de France en titre. Le match est parti sur les chapeaux de roue avec 3 buts en 15 minutes (1-2 pour le LOSC). Les corses ont enfin montré un niveau de jeu digne de la L1 et surtout une envie satisfaisante, et ne doivent leur défaite qu’à un pénalty d’Hazard à 10 minutes de la fin. Cruel mais une nouvelle fois logique pour les corses qui restent scotchés au fond du classement.

Nice jouait déjà son avenir en recevant Rennes devant les caméras d’Orange Sport. Et René Marsiglia a de quoi retrouver le sourire. Son équipe a été plus que convaincante face à des rennais déjà palots en Europa Ligue cette semaine (0-0 face à l’équipe bis de Udinese). Une fois n’est pas coutume, le meilleur joueur niçois (avec Mounier qui a touché la barre), Monzon, a débloqué rapidement la situation en marquant sur pénalty au quart d’heure de jeu. Civelli mettra rapidement les azuréens à l’abri (30e) et Nice se contentera de gérer face à une bien faible équipe de Rennes (Boye se fera logiquement expulsé juste après le retour de la pause). Mauvaise passe pour les rennais et coup de pédale pour les niçois. On espère que la révolte de samedi soir sera suivie de bons résultats. Les aiglons joueront gros les semaines à venir en allant jouer Auxerre et en recevant Valenciennes. Deux matchs déjà décisifs pour le maintien.

 

Les autres matchs

–          Il n’y avait pas que l’élection de Miss France à Brest samedi soir mais aussi un match de L1, et pas mauvais. Brest jouait les verts et on a eu le droit à une fin de match (très) décousue et un but gag d’Aubameyang (voir le carton rouge). Roux marque enfin mais Brest reste le roi des nuls.

–          Triste match à Dijon ou les joueurs de Patrice Carteron et Sochaux se quittent sur un score nul et vierge. Avec un terrain en mauvais état et une équipe sochalienne en crise venue pour ne pas prendre de but…

–          Evian reste bel et bien le meilleur promu, bien aidé par l’expulsion rapide d’Isimat Mirin (15e). Evian prend les points lorsqu’ils se présentent et cela s’annonce bien pour le maintien.

Dimanche : Paris avec l’ombre d’un doute, Bordeaux comme à la belle époque

Dimanche en fin d’après-midi le Paris SG recevait l’AJ Auxerre. Sur le papier une victoire parisienne s’imposait, mais dans les faits, les hommes d’un Antoine Kombouaré plus que jamais sur la sellette, restaient sur deux défaites de rang (0-3 à Marseille, 0-2 à Salzbourg). Pastore, Ménez et Gameiro gardent la confiance de leur coach et Paris domine logiquement la première période, mais Auxerre joue le coup à fond et ne se laisse pas faire. La seconde période fut bien plus explosive, avec 5 buts à la clé. Jallet débloque le compteur (52e) avant qu’Auxerre n’égalise (Oliech 59e). Heureusement Ménez (76e) et Nêne (81e sp) soulage un Parc des Princes jusque-là crispé. Auxerre a cependant montré qu’ils relevaient la tête après leur défaite face à l’OL (0-3) et que les hommes de Laurent Fournier étaient de sérieux candidats au maintien, voir à s’installer dans le ventre mou du classement. De là à les imaginer dans la course à l’europe…

A Paris les rumeurs de succession d’Antoine Kombouaré monopolisent les médias français. Benitez ou Ancelotti attendront…

A Chaban Delmas on a pu assister au but le plus rapide de la saison après seulement 15 secondes. Par la suite Bordeaux s’est contenté de gérer, Nancy a subit et le fameux 5-4-1 de Jean Fernandez a trouvé ses limites après la réussite parisienne. Henrique double la mise à la 52e pour mettre les girondins à l’abri. On espère que la série va durer pour les joueurs au scapulaire. Côté lorrains on est retombé dans ses travers d’avant PSG, le chemin jusqu’à la 38e et dernière journée risque d’être long et semé d’embuches.

 

On a aimé :

Amalfitano qui redevient le joueur qu’il était à Lorient

Un Giroud de classe internationale depuis plusieurs matchs. L’équipe Montpelliéraine sur un nuage

Le caractère d’Ajaccio malgré la défaite

Nolan Roux qui remarque (un doublé !)

Evian opportuniste

Nice enfin réaliste

Dès que Ménez joue collectif, c’est le PSG qui en bénéficie. Un joueur de classe, à condition de ne pas prendre le melon

Un Oliech retrouvé malgré la défaite en terre francilienne

Quand Gouffran est un peu moins bon, c’est Plasil, bien aidé par Bellion, qui mène le jeu girondin. Le Tchèque est déterminant

Francis Gillot, qui y est pour beaucoup dans le renouveau girondin.

 

On a moins aimé

Les blessures de Gignac et de Mbia. APG risque de rester 2 mois à l’infirmerie.

Lorient méconnaissable à Montpellier

La fin de match qui a viré au n’importe quoi à Brest (voir le carton rouge bis)

L’hiver s’annonce long à Dijon. Vu l’était du terrain et les conditions climatiques, le DFCO va devoir s’adapter.

L’arbitrage de Laurent Maltré à Dijon, qui oublie clairement un pénalty sur une faute de Bréchet. Il avait pourtant expulsé Peyberne pour une faute en tant que dernier défenseur.

Rennes qui tend l’autre joue face à Nice. Incompréhensible pour une équipe du top 6.

Nancy bien trop timide, et le 5-4-1 de Fernandez qui trouve vite ses limites, notamment offensives.

 

Le carton rouge

On a eu le droit à une drôle de fin de match du côté de Brest samedi soir. Retour en arrière. 87e minute, Brest mène 2-1 face à de valeureux stéphanois, et surtout grâce à un Nolan Roux retrouvé, auteur d’un doublé. Jonathan Zébina sort du terrain pour refaire ses lacets (on en conviendra, si la situation était inversée, je doute clairement que l’ex turinois et romain aurait pris la peine de refaire ses lacets, et encore moins de sortir du terrain pour ça). L’ASSE a la balle, Gradel centre, le ballon passe devant une défense brestoise attentiste qui s’attend à voir revenir son pilier de la défense centrale. Seul Aubameyang joue la balle et pousse le cuir au fond des filets face à un Elana stupéfait.

La suite n’est guère glorieuse : des brestois ulcérés par l’arbitrage, 6 minutes d’arrêts de jeu et surtout une parodie de football. Alex Dupont fait part de sa colère après le match : « Je suis particulièrement en colère. On est battus sur une décision de l’arbitre qui n’est pas du tout dans l’esprit ». Certes, l’arbitre, Mr Bastien, aurait pu laisser Jonathan Zébina rentrer sur le terrain, mais il n’était absolument pas obligé. Le défenseur n’a pas joué le coup en essayant de gagner du temps, on rappelle que Zébina n’est pas né de la dernière pluie (238 matchs de Série A, 42 en coupe d’europe) et son geste n’était surement pas anodin. Le but est largement valable et Brest devait jouer le ballon. On comprend l’agacement d’Alex Dupont et des joueurs bretons, mais on est en Ligue 1 et il faut cesser d’être naïf. Le match nul est mérité pour les deux équipes et les 86 premières minutes ont étés plaisantes.

 

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Auteur: Remi

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