NFL Review: NFC Ouest (6/8)

NFC Ouest
 
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Bonjour. Il est temps de s’attaquer aujourd’hui à la NFC West. Sans doute ce qu’il se fait de mieux en NFL. J’espère que cet article sera aussi plaisant à lire qu’il l’aura été à écrire.

Sans plus de transition…

Classement de la division

  • Seattle Seahawks 13-3

  • San Francisco 49ers 12-4

  • Arizona Cardinals 10-6

  • Saint-Louis Rams 7-9

Lorsque Pete Carroll a pris les commandes des Seahawks en 2010, il est parvenu à hisser cette franchise en playoffs par un ratio de 7 victoires et 9 défaites. Cette année là, les 4 équipes qui composent cette division avaient totalisé seulement 13 victoires sur les 40 matches joués hors NFC West. Une division incroyablement faible qui faisait l’objet de nombreuses railleries/moqueries.

Rira bien qui rira le dernier.

Cette année, la NFC West abrite 3 équipes à plus de 10 victoires et les Rams ont gagné le respect de toute la NFL malgré un bilan comptable négatif.

Qui rigole maintenant?

Seattle Seahawks

Seahawks-wood-banner

Note : A+

The Good : Tout (et plus encore)

Il me semble que tout a déjà été dit sur les points forts de cette équipe. Meilleure défense de la ligue avec seulement 14.4 points encaissés par match. L’attaque au sol est portée par l’un des meilleurs RB de la ligue en la personne de Marshall Lynch (14 TD au total dont 12 au sol). Ils possèdent par ailleurs des  fans capables de faire trembler le sol. La méga classe.

Enfin, si QB Russel Wilson impressionne moins pas par ses statistiques, il s’est affirmé comme un stratège et gestionnaire hors pair. Lucide, intelligent et redoutablement efficace, il accélère et ralentit le jeu de son équipe à sa guise, sublimant les tactiques imaginées par un entraîneur heureux : Pete Carroll.

The Bad :Rien (et moins encore)

Pfouuu, que dire ? On passe à la rubrique suivante ?

Non ! Par orgueil, je tiens à souligner un point faible de cette équipe : les receveurs.

Si Wilson ne compte pas de statistiques hallucinantes, c’est en partie à cause d’un corps de receveurs plutôt faible, notamment lorsque Percy Harvin se retrouve blessé comme cette année. Résultat des courses, Seattle se positionne à la 26ème place des attaques à la passe.

Maintenant que Sydney Rice et son revenu annuel de $8million, est parti, cela pourrait offrir en peu de flexibilité financière pour s’offrir un WR efficace… En attendant, Seattle conservera une attaque redoutable au sol, mais manquant de diversité et parfois, d’imagination.

J’ai pas mieux pour cette section. Et vous ?

The Ugly : La motivation

Titré pour la première fois de son histoire, Seattle a déchaîné les passions. Mis à part les ultras des Broncos, je crois que tout le monde a accueilli cette victoire en Super Bowl avec sympathie.

En marquant l’histoire, l’euphorie enivrante de son parcours 2013-14 peut-il laisser place à une forme de lassitude en 2014-15? C’est une possibilité. Les 49ers ne se feraient pas prier.

La vidéo de la saison

C’est la vidéo la plus prisée de Seattle. Celle des 5 actions « phare » du Super Bowl, remporté avec brio par les Seahawks. A vos mouchoirs…

San Francisco 49ers

49ers

Note : A-

The Good : L’émergence de CB Tramaine Brock

J’aurais pu parler de beaucoup de choses dans cette section :

  • WR Anquan Boldin qui, avec 1179 yards et 7 TD, a réalisé l’une des meilleures saisons d’un receveur des 49ers depuis Terrell Owens.

  • RB Frank Gore pour qui, le poids des ans ne semble pas être un problème (1128 yards et 9TD)

  • L’entraîneur Jim Harbaugh qui continue son travail remarquable à la tête de cette franchise

  • LB Ahmad Brooks dont l’émergence en tant que star est venu compléter une ligne de LB incroyable composée de Patrick Willis, NaVorro Bowman, Aldon Smith et Justin Smith…

  • J’aurais pu parler du rookie FS Eric Reid qui a globalement réussi sa première saison dans l’élite, en parvenant à faire oublier le néo-Buccaneer Dashon Goldson.

Mais, j’ai voulu mettre en avant CB Tramaine Brock qui est entré dans une nouvelle dimension cette année : celle des titulaires indiscutables. Et ça tombe bien puisque San Francisco en avait besoin. Non drafté en 2010, les 49ers ont décidé d’en faire un membre des « special teams » jusqu’à…

… Jusqu’à devenir un titulaire par défaut cette année. Il a su saisir l’opportunité. Ses 5 INT est le plus haut total parmi les défenseurs californiens cette saison. Sa récompense est un nouveau contrat de $16million portant sur 4 ans. Bravo à lui.

La défense des 49ers était redoutable les saisons passées. Elle l’était également cette année. Elle le restera quelques temps encore.

The Bad : QB Colin Kaepernick

Insérer ce joueur dans cette section est peut être malvenu tant son potentiel est immense. Cette année, il a prouvé qu’il était bien plus qu’un QB mobile en réalisant des matches à la passe de haute volée.

Mais, en l’absence d’autres points faibles évidents, je me suis résigné à mettre en avant la relative inconstance de Kaepernick. Sa saison aura été une sorte de montagne russe: génial la plupart du temps, il aura été très décevant à quelques reprises.

Comprenons-nous bien, ce joueur peut battre à lui tout seul n’importe quelle équipe de la NFL, mais il lui faudra gommer certaines gaffes (à l’image de la dernière action de la saison contre Seattle en playoffs) pour accomplir le destin que son potentiel laisse entrevoir : devenir le meilleur de la ligue.

The Ugly : Salary Cap mon (dés)amour ?

San Francisco est parvenu à constituer l’un des « rosters » les plus complets et compétents en NFL. Mais l’excellence a un prix qui risque d’en compliquer sa pérennité.

Bien que les chiffres officiels ne soient pas encore connus, les experts (notamment @AdamShefter) estiment que le salary cap s’élèvera, en 2014, à $130million. Si c’est le cas, les 49ers auraient $9.2million de flexibilité financière. Plutôt pas mal.

Mais à y regarder de plus près, voici la liste des joueurs « majeurs » dont le contrat expire d’ici 2015.

Joueur

Position

Salaire annuel en $

Colin Kaepernick

QB

1.2 million (grosse augmentation prévue dès cet été)

Aldon Smith

OLB

3.5 million (augmentation prévue de 4.8 million si les 49ers désirent le conserver en raison des convention NFL sur les rookies contracts)

Michael Crabtree

WR

5.3 milllion

Frank Gore

RB

6.4 million (un salaire moindre sera sand doute négociable en raison de son âge)

L a situation financière des 49ers sera observée de très près et les dirigeants de la franchise devront se montrer innovants et persuasifs pour contenter tout le monde, sinon…

L’image de la saison

candlestick

C’est la fin d’une époque. Le stade mythique des 49ers Candlestick Park ne verra plus jamais jouer une équipe de football américain. Heureusement, la dernière rencontre jouée par San Francisco s’est soldée par la victoire des locaux. Une belle histoire qui s’achève et une page qui se tourne. Sniff…

Arizona Cardinals

cardinals

Note : B+

The Good : QB Carson Palmer

Bon, avant que vous vous ne criez à l’imposture, je tiens à dire que Carson Palmer n’est pas un excellent QB. Loin de là. Du moins, il n’est pas aussi bon que sa carrière universitaire pouvait laisser entrevoir et qui lui avait valu d’être sélectionné en première position lors de la draft 2003, par les Cincinnati Bengals.

Non, Carson Palmer est loin d’être le « franchise QB » espéré par les fans.

Mais malgré son inconstance (et parfois inconsistance), Carson Palmer a su apporter la stabilité tant recherchée par la franchise à ce poste. Avec 4274 yards à la passe et 24 TD (et 22 INT, je sais…), il a offert l’opportunité à son équipe d’accéder aux playoffs en dépit de sa place peu enviée au sein d’une division dominée par Seattle et San Francisco.

Selon moi, l’excellente défense des Cardinals (20 points concédés en moyenne par match, meilleure défense au sol avec 84 yards cédés en moyenne) ne pourrait pas, à elle seule, hisser Arizona jusqu’aux playoffs. Il leur faut pour cela un QB assez bon pour les y conduire.

Arizona a tenté le pari Palmer. Je constate qu’il est réussi, notamment par l’apport du nouvel entraîneur Bruce Arians. Saura-t-il réduire son nombre d’erreurs l’année prochaine ? Si c’est le cas, Arizona sera une équipe redoutable et redoutée. A bon entendeur

The Bad : L’attaque au sol

La défense se classe parmi l’élite de la NFL. L’attaque à la passe est suffisante grâce à un QB capable de sublimer un duo de receveurs d’élites (Larry Fitzgerald et Michael Floyd : 15 TD et 2000 yards à eux deux). Cependant, l’attaque au sol semble être le point faible de cette franchise malgré l’apport du prometteur et explosif rookie RB Andre Ellington.

Le titulaire de l’équipe à ce poste, Rashard Mendenhall, n’a pas retrouvé le niveau de jeu qu’il possédait à Pittsburgh, avec seulement 687 yards glanés au sol (et 8 TD) en 15 matches.

Le retour de l’OL Jonathan Cooper (7ème choix de la draft 2013), blessé et grand espoir du poste, pourrait apporter la sécurité nécessaire à ce jeu au sol, et permettre notamment à Ellington (dont on attend beaucoup pour sa seconde saison) d’être plus efficace… Si c’est le cas, il ne restera plus qu’à espérer que…

The Ugly : Carson Palmer, comme on se retrouve…

Carson Palmer ne peut expliquer à lui tout seul le virage à 180° pris par les Cardinals qui sortait d’un bilan à 5 victoires et 11 défaites il y a un an. Force est pourtant de constater qu’il est une part importante de l’équation qui a rendu cette équipe séduisante et dangereuse.

Mais Carson Palmer est un drôle d’oiseau, capable du meilleur comme du pire. Et si il n’a pas été conservé par les Bengals (en 2010) ni par les Raiders (en 2012), cela signifie qu’on voit plus souvent le pire que le meilleur. De quoi se poser des questions ?

Ce que l’on peut affirmer sans trop s’avancer, c’est que Carson Palmer tient entre ses mains expérimentées le succès (ou non) de la franchise l’année prochaine. Si il parvient à mener les Cardinals en playoffs, la défense pourrait se charger du reste…

L’image de la saison

Arizona Cardinals v Seattle Seahawks

Il ne pouvait y en avoir qu’une. Celle qui remémore l’exploit de Arizona s’imposant en toute fin de match, dans l’antre du 12ème homme. Il s’agissait là de la première défaite à domicile en deux ans pour Seattle. Le receveur Michael Floyd semble, sur ce cliché, aussi surpris que le reste du monde d’avoir attrapé le TD de la victoire!

Saint-Louis Rams

rams

Note : B-

The Good : La jeunesse au pouvoir

Saint-Louis est l’équipe la plus jeune de la NFL avec une moyenne d’âge d’un peu plus de 25 ans. Et cette jeunesse a montré des qualités qui présagent d’un avenir radieux sur les bords du Mississippi. Petit tour d’horizon :

  • RB Zach Stacy, 22 ans et drafté au 5ème tour en 2013, aura été l’une des belles surprises de 2013 en devenant titulaire à la mi-saison. Ses statistiques (973 yards au sol et 7 TD) sont éloquentes pour son âge. Il a surtout prouvé qu’il était une option viable à ce poste très éxigeant, laissé vacant par Stephen Jackson.

  • DE Robert Quinn, 23 ans et drafté en 2011, est devenu un élite « pass rusher » en cumulant 19 sacks cette année et en devenant l’une des figures de proue de cette franchise.

  • LB Alec Ogletree, 22 ans et drafté au 1er tour en 2013, aura dépassé toutes les espérances cette saison avec un total de 118 plaquages dont 95 en solo, 1.5 sacks et 1 pick-six contre Houston. What else ?

  • Enfin, n’oublions pas que les stars de la franchise se nomment : QB Bradford qui compte 26 bougies, LB James Laurinaitis qui en a 27, OL Jake Long en est à 28 tout comme DE Chris Long …

La jeunesse est donc au pouvoir. L’envie de prouver sa valeur motive cette équipe menée par un entraîneur aussi expérimenté que brillant et exigeant, Jeff Fisher.

Et dire que Saint-Louis sélectionnera au second et 13ème rang lors du prochain draft qui est annoncé comme l’un des plus qualitatifs depuis longtemps… Ça doit être bon de supporter cette équipe.

The Bad : Sam, Sami, Samu…

1er choix de la draft 2010 par les Rams, QB Sam Bradford devait incarner la franchise des Rams pour les 10 ans à venir. 4 ans plus tard, le doute peut s’installer dans l’esprit des fans comme des experts. Est-il à la hauteur ?

  • Pépins physiques : En 4 ans, Bradford s’est déjà blessé deux fois sur de longues périodes. Opéré du genou cette année, nombreux sont ceux qui l’estiment trop fragile pour évoluer à ce niveau.

  • Des statistiques décevantes : On le pensait sur la bonne voie après avoir remporté le titre honorifique de rookie de l’année en 2010 (3500 yards et 18 TD). Cependant, sa moyenne en carrière est décevante : un passer rating de (79.3), 59 TD pour 38 INT, et une moyenne de 225 yards par match… En fait, ces chiffres symbolisent la médiocrité à eux seuls.

Pour autant cette année, Sam Bradford réussissait sa meilleure saison, avant sa blessure, avec un excellent ratio de 14 TD pour 4 INT.

Les Rams doivent-ils miser sur un autre QB lors de la draft 2014 ? Doivent-ils poursuivre avec le fragile mais talentueux/onéreux Bradford ? On sait que la continuité est souvent le meilleur allié de la performance, mais la tentation pourrait être trop grande…

The Ugly : La division NFC West… bonne ou mauvais chose ?

Bon. Soyons franc. Les Rams ont le malheur de jouer dans une division qui comtpe 3 équipes à plus de 10 victoires et 3 des meilleurs défenses de la NFL. C’est quand même ballot quand on voit que les Rams comptent 5 défaites et 1 seule petite victoire contre ses rivaux de division. Peut être que la franchise serait déjà en playoffs si ils étaient membres de la NFC East ou North… Qui sait ?

Il y a deux façons de voir les choses :

  1. La première serait de maugréer sur sa situation en estimant qu’au milieu de tels ogres, les Rams ne retourneront pas en playoffs de si tôt.

  2. La seconde, plus positive, serait de considérer cela comme un chance ! Se mesurer 6 fois par an à ce qu’il se fait de mieux en NFL est une occasion unique de progresser à vitesse grand V. Surtout pour une jeune équipe. On connaît tous l’adage : « quand l’élève dépasse le maître ». Selon moi, la vraie question n’est pas de savoir « si » l’élève le dépassera un jour, mais plutôt « quand » ? Inch Allah.

La vidéo de la saison

Pour moi, cette vidéo définie assez bien l’identité des Rams. Une équipe jeune (illustrée par Alec Ogletree), qui ne n’abandonne jamais (illustrée par la défense dans l’endzone), talentueuse (illustrée par l’INT) et courageuse (courir pendant 98 yards, tu as déjà essayé?).

C’est tout pour moi. Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ? Rendez-vous lundi prochain pour la recap de la AFC South…

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Auteur: Rémy

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